La vie est une pute
faut la mater cette Lopsa.
Crock Crk Opulsif
Le mystère de ce qui n’existe pas,
transcende la tête du schizophrène.
Son cerveau le tiraille de tous les côtés.
Seul, il ne voit qu’une vérité à se prouver.
Il se base sur une confiance en ses sens.
Ce qui bouge, en volume, en couleur, actif ;
devient un sujet imposé au questionnement…
Il a franchit l’étape, ne peut plus reculer,
c’est le début d’une bouffée délirante.
L’analyse va peut-être commencer.
Il cherche la lumière dans ce marasme,
pourtant il choisit le côté sombre plutôt.
C’est que la maladie prend le dessus
pour ce passage rapide au pessimisme.
Encore lucide sur son propre comportement,
il s’éparpille par contre pour celui des autres.
Sa pensée s’emporte, elle se dissocie du corps.
Elle l’infériorise, il l’a croit plus grande que lui.
D’un coup d’œil, l’homme se fige, alerté
Quelque chose de suspect l’a surprit.
Il s’agite, perd à peine les pédales.
Il s’agit d’un élément étranger à l’anodin,
car l’image, le son sont soudain transformés.
TOUT LE MONDE REMARQUE CE MALAISE
L’individu se contraint à être rabaisser…
Tout en lui manque de confiance.
Il alarme l’assemblé sur son état :
comme un mouton qu’on mène à l’abattoir
Il laisse surgir des mots dans un parlé forcé…
DES REGARDS FUYANT SE SUCCÈDENT, INSISTANTS.
Il se rétracte, se recroqueville afin de les éviter.
Le moindre contact est interprété, catalogué.
L’homme juge ce qu’il voit et entend,
sans pouvoir y consacrer son attention.
Il accumule des raccourcis due au manque de patience.
Dissipé, tout s’embrume, il oubli le huit clos.
Il dit qu’il ne comprend rien à ce qui se passe.
Tant d’informations dont il comprend tout :
- Le sens des actes = accumulations d’interprétations
- La place des objets en signification constante
- La modification des émotions ressenties
- La part d’ombre omniprésente ici-même.
Plus on se souci de lui, plus ça s’embrouille.
La conscience n’est plus dans son monde.
Il est vide, il fait corps avec les murs.
Les invités sont devenus des êtres,
désemparés devant tant de mal être,
ils cherchent à rassurer cet personne chère,
pendant que lui, les imagine désincarnés.
Il dramatise chaque petite chose quotidienne,
Le sortilège les transforme en cauchemars.
QUE FAIRE QUI AIT DU SENS ?
Plus rien n’a de sens.
… Il s’abandonne dans le néant…
Et, réapparait le jour hebdomadaire.
Enfin il entend les paroles et les actes sensés
de son psy, infirmières et personnel médical.
ADIEU cette cohorte de problèmes simplifiés,
cette cacophonie de sensations désordonnés,
qui trottait dans sa tête, comme un flottement
flattant une âme intransigeante et vindicative.
La camisole chimique comme issue aux symptômes
de la pourriture du destin par un égo désaxé,
face à ce tourbillon de charlatant qu’est sa vie.
L’ESPRIT PEUT ENFIN HABITER DANS CET INCARNATION.


