Publié par : SCHRECK Rébecca | 28 juillet 2013

Légèretés superficielles !

Les jeunes filles sont déjà au lit, rêvant au Prince Charmant.
Il se fait tard.

Les garçons dont l’âge varie se retrouve en After.

La salle est à son comble, un DJ commence son set.

Les vinyles tournent et les galettes volent de bac en bras de tourne-disque.
Les platines dirigent le son par l’écho de la sono.

Le son résonne, les lights flash, les visus s’animent.

La soirée s’annonce chaude, des célibataires commencent à s’éclater.
Le Disque Jockey leur en met plein les oreilles, ils dansent.

Toujours en rythme sur le son, des gambettes s’affichent à l’abri des regards.
Des filles gravitent autours des groupes, femmes aux cheveux lâchés ayant oubliées de se coucher.
Elles parlent aux inconnus, ni vu ni connu, entre quatre yeux.
Tour à tour, elles répètent les mêmes phrases pour ne pas se griller.

L’expression de leur regard se détourne dès qu’on les regarde.

Ces têtes en l’air flirtent à tous va, choisissant leurs proies durant la soirée.
Mêmes les hommes d’un âge mûr se laissent faire, ils les laissent s’exprimer.

OUI, ils cherchent à les baiser avec leurs amabilités toujours réservées aux plus jolies ; par contre très désagréables lorsqu’elles ne leurs plaisent pas.

C’est l’harmonie avec des accents irrévérencieux malgré un son tonitruant de musique dont on dit qu’elle adoucit les mœurs.
Les belles volages sont quand même à la merci de dragueurs endurcit n’apportant à la relation que son côté éphémère et sans lendemain.

Après les salops et les salopes…
Voici venir la caste des connasses et des connards.
    … Galanterie oblige…

Les meufs, certaines, en premier chef méritent un sacré beau rôle en critique.

Par leurs influences, elles alimentent leurs chenils de mecs.
Leur langue fourchu déteignent sur leur conjoint.

C’est pas dur, y a qu’a observer le gars qui devient blême et soumis à l’approche de sa gonzesse, il change d’attitude.
Il a le regard fuyant devant l’autorité imposée.
Il lui destine une attitude des plus respectueuse car elle n’autorise aucune sournoiserie envers les beautés alentours.

C’est qu’il acquiesce et baisse les yeux en cas de tentative de contact féminin.

Les filles délurées patienteront alors jusqu’à leur tour.

C’est la fin pour certains, la fête tourne court sur cette touche de mauvaise humeur.

Voyons maintenant l’autre côté du miroir.
La face cachée tombe le masque.

Tout le monde dans la place fait Yeah ! Yeah ! Yeah !
Sur la scène, le musicien, lui, mène la danse.
Un max de people suivent le mouvement.
Des créatures de rêves dansent dans des cages et sur les podiums.

L’ambiance est retournée, l’atmosphère s’est installée.

Cette party passe pour une méchante soirée.

Comme par hasard, les concubins commencent à gagner du terrain en se détournant de l’attention de leur “dulcinée ».
Ils s’aventurent à zoner dans la salle en autonome libéré.

Leur instinct bestial exacerbé, ils se laissent entraîner.

Rencontre des filles pour parler, soudain c’est vite tentant d’aborder des sujets débridés et de lancer des regards froids à leur nana aux yeux noirs.

La colère des miss monte, les sangs chauffent, des couples se forment et les stroboscopes éblouissent.

C’est ça quand la soirée vire au bonheur alors que personne n’a rien demandé.

Il y a là des amateurs de musique venu en pur mélomane.

Direct, ceux là, se font assaillir par des admirateurs dès leur entrée et ce jusqu’à la fin du mix.

Même après extinction des feux, alors que leurs interlocuteurs n’ont plus la même lueur dans les yeux, ils continuent encore à leurs tenir la jambe.

Ces music lovers venu uniquement pour une audition en solitaire se retrouvent irrémédiablement calculé d’une étiquette de puriste harcelé malgré eux sans répit.

Malgré tout, il y a encore des spectateurs qui se permettent de juger les clubbers qui se divertissent en s’amusant.

Critiqués par derrière, les personnes hors normes se retirent derrière un palmier ou à l’ombre des coins sombres de la boite.

Les dealers s’y sont réfugiés.
Ça sent la défonce à pleins nez.

A l’aide de papiers enroulés, ils se snifent la gueule sans compromis.

Il y a aussi des hommes seuls ou des femmes perdues.

C’est par ailleurs, un passage obligatoire du Blanc-Bec dont l’intérêt est uniquement de trouver une dose à se mettre sous la dent.
Il détonne sur le tableau des rejetés, étant bien habillé.

D’ordinaire dans la lumière. On le voit là, ramper en attente des vendeurs de Drogues.

Ces derniers le font bien mijoter pour le voir en chien à son tour.
Ils accomplissent une vengeance face à l’avilissante ignorance dont ils sont victimes chaque jours passé dans les rues à subir son méprit.

C’est moche cet écart de tempérance.
C’est moche et ça révolte.

Mais le temps d’une nuit, ils s’entendent, hypocritement.

Les dés sont jetés.

Il y en a quelques uns aussi qui ne se voient pas mais qui observent.

Les Lambda, dans leur costume étriqué duquel apparaît leur surpoids, pas assumé.
Leurs vêtements sont réutilisés pour ne pas devoir dépenser.
Ils sont serrés dans leurs fringues, mal dans leurs basques.

Ils rentrent chez eux pas trop tard, ni trop tôt pour passer inaperçu, sans se faire remarquer.

Lorsqu’il claquent la porte, la FiEsTa peut commencer !


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